Ce dimanche 6 avril les bois

Composées par Erik Satie entre 1890 et 1897 les Gnossiennes inspirent toujours, par exemple à la guitare avec M ou encore avec cette récente printanière numéro 3 à Miami qui a déclenché cette newsletter.
Le mot gnossienne n’existait pas avant que Satie ne l’invente. Certains y voient un lien avec Gnôsis, la connaissance mystique. D’autres évoquent Knossos, en référence aux danses rituelles crétoises. Mais Satie n’a jamais expliqué son choix : le flou fait partie du charme.
Lentes, méditatives, flottantes et hypnotiques, elles sont une invitation au début d’un Flowing tout en douceur où la peau se connecte délicatement à son environnement.
Saviez-vous que Satie a accompagné ces 3 premières gnossiennes de mystérieuses inscriptions sur la partition ? Je vous partage ci-dessous les annotations de la numéro 1 comme une guidance que vous pourriez vous offrir avec cette interprétation par la pianiste ukrainienne Alena Cherny à écouter sur Spotify et sur Youtube.
Très luisant
Questionnez
Du bout de la pensée
Postulez en vous-même
Pas à pas
Sur la langue
Avec étonnement
Ne sortez pas
Mettez la main dans la poche gauche
Débrouillez-vous
Très perdu
Et je vous donne rendez-vous avec joie ce dimanche 15H pour continuer cette exploration corporelle dans le printemps du Bois de Vincennes.